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  <title>Mur blanc - Tag - évidence</title>
  <link>http://blog.kerneis.info/</link>
  <description>Notes quotidiennes sur sujets variés, et bribes de connaissance sur tout ce qui me paraît digne d'intérêt. En bref, un fourre-tout qui se targue d'être intéressant. Tout un programme...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 22 Aug 2008 13:55:39 +0200</pubDate>
  <copyright>Licence CC by-nc-sa 2.0 (version française), sauf mention contraire.</copyright>
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    <title>Magie</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2007/03/16/Magie</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Mar 2007 14:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>bonheur</category><category>magie</category><category>évidence</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Hier soir, comme chaque jeudi, je suis allé avec des amis dans un pub. Et
comme chaque jeudi, un prestidigitateur, &lt;em&gt;Gary the magician&lt;/em&gt;, passait de
table en table faire des tours de cartes et de pièces. Hier soir, pour la
première fois, j'ai compris comment il faisait la plupart de ses
tours&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/03/16/#pnote-88942-1&quot; id=&quot;rev-pnote-88942-1&quot; name=&quot;rev-pnote-88942-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Et j'ai parlé avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'utilise que des techniques anciennes, classiques, éprouvées. Mais il
les maîtrise merveilleusement bien. Il connaît tout un éventail de méthodes
pour contrôler la position d'une carte dans le jeu, et aucune que j'ai réussi à
déceler (je savais &lt;em&gt;quand&lt;/em&gt; il le faisait, mais j'avais beau regarder, je
ne voyais pas &lt;em&gt;comment&lt;/em&gt; ça se passait). Surtout, il va vite, très vite,
incroyablement vite ; et il détourne parfaitement l'attention du
spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais là où il m'a vraiment soufflé, c'est dans un tour de modification a vue
du carte. L'effet tient en trois phrases : une carte est piochée par le
spectateur puis remise dans le jeu ; une autre est posée face visible sur
la table ; puis, en un claquement de doigts, la carte sur la table se
transforme en la carte du spectateur. L'explication ne prend pas plus de
place&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/03/16/#pnote-88942-2&quot; id=&quot;rev-pnote-88942-2&quot; name=&quot;rev-pnote-88942-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Naturellement, le jeu n'est
&lt;strong&gt;pas&lt;/strong&gt; truqué (ce serait trop simple). Et bien ce simple tour,
dont l'explication tient en trois phrases, ce tour merveilleux de simplicité,
d'évidence, de force visuelle, Gary l'a travaillé pendant...
&lt;strong&gt;deux&lt;/strong&gt; ans avant de le faire en public !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rêveur, je suis reparti avec le vieux jeu qu'il m'a offert. Un jeu où il
manque deux valets, un dix et un huit. Un jeu avec deux rois de pique.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/03/16/#rev-pnote-88942-1&quot; id=&quot;pnote-88942-1&quot; name=&quot;pnote-88942-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]
Il faut savoir que j'ai pris des cours de magie, il y a de nombreuses
années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/03/16/#rev-pnote-88942-2&quot; id=&quot;pnote-88942-2&quot; name=&quot;pnote-88942-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]
Inutile d'insister, je me suis engagé à ne pas le révéler.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Assumer la folie</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2007/03/14/Assumer-la-folie</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Mar 2007 02:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Expériences</category>
        <category>folie</category><category>poèmes</category><category>évidence</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je n'éditerai pas de second recueil de poésie. Pas tout de suite, du moins.
Je l'ai décidé après avoir écouté les réflexions de deux amies, qui suivent
avec moi un cours intitulé &lt;em&gt;Exploration d'une pratique artistique&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je leur parlais de mon projet, de mes sentiments face à mes poèmes, de ma
démarche, de mes doutes. Je parlais de cohérence, de rationalité, de
rétrospective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles n'ont fait qu'écouter. Et, avec une désarmante simplicité, m'ont
demandé pourquoi je tenais tant à créer un cadre rassurant pour tenter de
contenir une multitude de poèmes qui, manifestement, ne faisaient sens que dans
leur éparpillement, leur diversité, leur désordre, leur folie même. Pourquoi
vouloir créer ce lien artificiel entre eux, pourquoi vouloir les organiser à
tout prix, alors que ma pensée est fondamentalement morcelées, chaotique,
parcellaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'éditerai pas de second recueil de poésie. Pas tout de suite, du moins.
Mais je vais faire un objet, une mise en page, en espace, je ne sais pas encore
trop. J'ai des idées en vrac, qui me viennent comme je les aime. Je vais
réaliser un objet poétique, qui laissera le lecteur libre de son chemin. Je
vais donner à voir, à sentir et à toucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'éditerai pas de second recueil de poésie ; mais j'en garde le
titre. Je vais essayer de fabriquer un support pour mes quelques &lt;q&gt;bribes de
folie&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>« Penser, c'est dire non » (explication de texte)</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/10/10/Penser-cest-dire-non-explication-de-texte</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a96ccf0b20e2bbb561f14f06b4385f64</guid>
    <pubDate>Tue, 10 Oct 2006 11:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Savoirs</category>
        <category>Alain</category><category>citation</category><category>objectivité</category><category>pouvoir</category><category>réalité</category><category>évidence</category>    
    <description>&lt;p&gt;Suite à l'afflux de requêtes (google) pour une explication de texte sur la
célèbre citation d'Alain &lt;q&gt;Penser, c'est dire non&lt;/q&gt;, voici, pour ne pas
décevoir les internautes avides de savoir, une petite interprétation. Elle est
personnelle et je ne suis pas plus professeur de philosophie que
vous&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/10/10/#pnote-38870-1&quot; id=&quot;rev-pnote-38870-1&quot; name=&quot;rev-pnote-38870-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; ; ce ne sont donc que des pistes de
réflexion, sans prétention à une quelconque vérité.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/10/10/#rev-pnote-38870-1&quot; id=&quot;pnote-38870-1&quot; name=&quot;pnote-38870-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]
Si vous &lt;strong&gt;êtes&lt;/strong&gt; professeur de philosophie, je serais honoré de
recevoir vos commentaires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;    &lt;h2&gt;Citation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Commençons par la citation elle-même, remise dans son contexte :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui
s'endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. Non à
quoi ? Au monde, au tyran, au prêcheur ? Ce n'est que l'apparence. En
tous ces cas-là, c'est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l'heureux
acquiescement. Elle se sépare d'elle-même. Elle combat contre elle-même. Il n'y
a pas au monde d'autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses
perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c'est que je consens, c'est
que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est maître de
moi, c'est que je respecte au lieu d'examiner. Même une doctrine vraie, elle
tombe au faux par cette somnolence. C'est par croire que les hommes sont
esclaves. Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit. Qui croit ne sait même plus
ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien. Je le dis
aussi bien pour les choses qui nous entourent (...) Qu'est ce que je verrais si
je devais tout croire ? En vérité une sorte de bariolage, et comme une
tapisserie incompréhensible. Mais c'est en m'interrogeant sur chaque chose que
je la vois (...) C'est donc bien à moi-même que je dis non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALAIN&lt;br /&gt;
Propos sur les pouvoirs, &lt;em&gt;L'homme devant l'apparence&lt;/em&gt;, 19 janvier 1924,
n° 139&lt;br /&gt;
ou Propos sur la religion, LXIV&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2&gt;Explication&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Explication rapide, comme on m'a appris à les faire au lycée (enfin prenez
garde, là je vais vite, dans un devoir rédigé il faudrait détailler
plus) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La thèse est posée dès la première phrase : penser, c'est dire non.
Sans ambiguité, Alain définit le sens du mot &lt;em&gt;penser&lt;/em&gt;. Il continue par
une observation, analogie où il compare l'endormissement à l'acquiessement, le
réveil à la dénégation. Métaphoriquement, le &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; est ainsi doté d'une
valeur plus positive que le &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, comme si le &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; était
l'éveil de la pensée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire non, certes, mais non à quoi ? Alain précise sa thèse : la
pensée dit non à la pensée. Dire non, c'est affronter avec sa pensée sa propre
pensée. C'est remettre en cause les évidences, porter en permanence attention à
ce que l'on pense, pour s'assurer de sa justesse. C'est, pour Alain, le combat
par excellence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain aborde alors rapidement les notions de responsabilité individuelle (je
suis seul responsable de mes pensées, c'est à chacun de faire l'effort de dire
non, de se remettre en question) et de liberté (l'asservissement résulte de
l'acceptation tacite d'une domination, la liberté d'une réflexion critique sur
l'oppression). Les titres des ouvrages dans lesquels cet extrait s'insère
prenne alors tout leur sens : propos sur la religion et, surtout, sur les
pouvoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain va plus loin encore en affirmant que même le vrai devient faux si on
ne l'interroge pas en permanence. Une condition de vérité se dessine : ne
peut être vrai que ce dont je me demande à tout instant s'il n'est pas faux, et
que je confirme ainsi perpétuellement dans son statut de vérité. Cela devient
même pour Alain une condition d'existence de la pensée elle-même, et l'on pense
inévitablement à Platon lorsqu'il dit que celui qui croit ne sait pas qu'il
croit : le premier pas pour Platon, celui de savoir qu'on ne sait pas, est
ici le pivot de la thèse, l'éternelle démarche à toujours recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Alain affine sa thèse encore un peu plus en expliquant que penser,
c'est porter un regard sur le monde. Toute interprétation du monde qui nous
entoure est un acte de pensée, et cet acte doit être critique pour se prémunir
de l'illusion, de l'erreur. On sent, sous la revendication philosophique, une
démarche presque scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Penser, ce n'est donc pas dire non aux autres, ou alors pas seulement.
C'est, avant tout, se dire non à soi-même, en permanence, pour s'assurer de
penser juste, de penser droit.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Pistes de réflexion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Penser, est-ce dire non ?&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Réponse évidente : pas toujours. Je peux aussi penser &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt; à
certaines choses.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Penser, c'est se poser des questions. Parfois, dire &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt; est acte
de pensée car il remet en cause un courant de pensée dominant (par exemple,
dire &lt;q&gt;oui, tous les hommes sont égaux&lt;/q&gt; au XVIIIe siècle). Mais alors, dire
&lt;em&gt;oui&lt;/em&gt; n'est rien d'autre que dire &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; au &lt;em&gt;non&lt;/em&gt;. C'est la
thèse d'Alain.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Penser, ce n'est pas seulement dire &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; ; ce n'est pas
suffisant. Dire &lt;q&gt;le Soleil ne tourne pas autour de la Terre&lt;/q&gt; ne vaut rien
sans une démonstration. Dire &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; est une première étape, mais il faut
ensuite reconstruire quelque chose à la place. Alain semble éluder cette
partie, ou plutôt l'intégrer dans un &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; perpétuel, comme si la remise
en cause produisait naturellement l'émergence de la vérité. Au contraire, il
semble exister des cas où, bien plus qu'une doctrine, on affronte une absence
de théorie (notamment en science). Il faut alors commencer par dire
&lt;em&gt;non&lt;/em&gt; à la léthargie ambiente, mais l'acte de pensée ne saurait se
résumer à cette opposition ; il faut plus pour expliquer le processus
intellectuel de construction d'une argumentation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cette liste sera complétée au fur et à mesure. N'hésitez pas à laisser vos
commentaires et vos suggestions grâce à la petite boîte ci-dessous.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Umberto Ecco</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/09/15/Umberto-Ecco</link>
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    <pubDate>Fri, 15 Sep 2006 10:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>citation</category><category>objectivité</category><category>évidence</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce matin, Umberto Ecco était invité sur France Inter. La question n'est pas
de savoir si on l'aime ou pas. C'est juste que le monsieur a dit deux choses
très justes, et rares. Tellement qu'elles valent la peine d'être répétées
ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les statistiques d'abord :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Des études ont montré que les malades d'Alzheimer sont majoritairement non
fumeurs. Une hypothèse est que fumer diminue les risques d'avoir cette maladie.
Une autre hypothèse est que les fumeurs meurent avant d'être assez vieux pour
avoir cette maladie.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/09/15/#pnote-30593-1&quot; id=&quot;rev-pnote-30593-1&quot; name=&quot;rev-pnote-30593-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sur l'ignorance ensuite ; à une question à propos de l'Amérique du Sud,
il a eu l'humilité de répondre :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est une question trop complexe pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Peu de gens ont cette franchise, dès lors qu'ils ont l'occasion de
s'exprimer sur la place publique (ou ailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/09/15/#rev-pnote-30593-1&quot; id=&quot;pnote-30593-1&quot; name=&quot;pnote-30593-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]
Peu importe que les études en question soient vraies ou fausses. L'intérêt est
de faire sentir la différence entre corrélation et implication.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.kerneis.info/post/2006/09/15/Umberto-Ecco#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>LQR, la propagande du quotidien</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/07/28/LQR-la-propagande-du-quotidien</link>
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    <pubDate>Fri, 28 Jul 2006 20:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>langage</category><category>livre</category><category>politique</category><category>pouvoir</category><category>évidence</category>    
    <description>&lt;p&gt;Par Éric Hazan chez &lt;a href=&quot;http://www.raisonsdagir-editions.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Raisons d'agir éditions&quot;&gt;Raisons d'agir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
ISBN 2-912107-29-6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatrième de couverture :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise,
croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille
chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les
« 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits.
Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe :
plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité.
Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les
politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien
de l’ordre. Ce livre décode les tours et les détours de cette langue
omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à
ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs
universelles » et de la « lutte antiterroriste ». Désormais, il n’y a
plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des
exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR
substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité
et de la soumission.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.kerneis.info/public/images/.LQR_s.jpg&quot; alt=&quot;couverture LQR&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Que penser de ce livre ?
Intéressant, incomplet, engagé, bouillonant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur a une thèse, intéressante, et il la suit jusqu'au bout : il y
a une langue du pouvoir, issue de la politique et de la publicité, qui se
propage dans tous les domaines pour endormir le peuple, le rendre indifférent
aux injustices et aux inégalités ; une langue qui gomme toute vélléité de
rébellion et s'emploie à maintenir l'ordre ; une langue qui sert à
maintenir l'ordre. M. Hazan, qui s'avoue volontiers lecteur de Foucault,
critique à tour de bras et - parfois - semble voir le mal partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le côté agaçant du livre : n'étant pas linguiste ni philologue,
il n'adopte pas la rigueur scientifique qu'on attendrait dans un tel ouvrage
(mais il a l'honnêteté de le dire lui-même dès le préambule). On sent l'homme
engagé derrière l'auteur ; c'est souvent plaisant, mais on sent dans
certains passages poindre la mauvaise foi, ou du moins une lecture très
partiale du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est paradoxalement ce qui fait également le côté passionnant du
livre : la profusion des termes relevés et analysés, leur mise en
relation, la variété des domaines traités : l'auteur nous force à un
exercice permanent de notre esprit critique, à une remise en cause de nos
&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/%C3%A9vidences&quot;&gt;évidences&lt;/a&gt;. On n'est, forcément, pas d'accord
avec tout, mais il est impossible de n'être touché par rien, tant certaines
analyses formalisent précisément un sentiment confus d'être trompé... au
quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré ses défauts, ce livre mérite d'être lu, ne serait-ce que pour se
rappeler que les mots ont un sens, un poids, qu'aucun n'est neutre. Une
évidence (?) trop souvent négligée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pièce jointe : notes de lecture (plan détaillé et éléments
marquants).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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    <title>Merci</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/07/27/Merci</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Jul 2006 21:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Expériences</category>
        <category>citation</category><category>Ferré</category><category>vol</category><category>vélo</category><category>évidence</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Merci à celui qui m'a volé ma roue arrière de &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/v%C3%A9lo&quot;&gt;vélo&lt;/a&gt; pour m'avoir ouvert les yeux. Je pensais que cela
était trop compliqué pour que quelqu'un prenne la peine de le faire. C'est en
fait extrêment simple. &lt;em&gt;Il est bon de remettre en cause les &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/%C3%A9vidences&quot;&gt;évidences&lt;/a&gt; les plus anodines.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci à celui qui m'a rendu ma roue arrière de vélo ; j'avais beau
prendre ce &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/vol&quot;&gt;vol&lt;/a&gt; avec un grand détachement, elle me sera
rudement utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout de même... Se donner tant de mal, avoir les doigts pleins de cambouis,
de nuit, sous une pluie battante, juste pour démonter une roue et la jeter dans
les buissons avoisinants. &lt;q&gt;L'âme de certains individus m'empêchera toujours
de croire tout à fait en Dieu.&lt;/q&gt; (Léo &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/Ferr%C3%A9&quot;&gt;Ferré&lt;/a&gt;,
&lt;em&gt;Et... basta !&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : merci aussi à mon réparateur de vélos qui m'a gracieusement
remplacé le petit ressort que je n'étais pas parvenu à retrouver dans les
buissons.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Surprendre une vendeuse</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/07/19/Surprendre-une-vendeuse</link>
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    <pubDate>Wed, 19 Jul 2006 21:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Expériences</category>
        <category>anniversaire</category><category>enfant</category><category>évidence</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il y a quelques jours, à la FNAC junior :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bonjour, je voudrais des Kapla s'il-vous-plaît.&lt;br /&gt;
- Oui. C'est pour un &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/enfant&quot;&gt;enfant&lt;/a&gt; de quel âge ?&lt;br /&gt;
- C'est pour l'&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/anniversaire&quot;&gt;anniversaire&lt;/a&gt; de mon fils, il a
vingt-et-un ans. Il en voudrait 600.&lt;br /&gt;
- Ah bon... Ça fait beaucoup vous savez.&lt;br /&gt;
- Oh, il sait très bien ce qu'il veut, ne vous inquiétez pas.&lt;br /&gt;
- Il est étudiant ?&lt;br /&gt;
- Oui, en école d'ingénieur.&lt;br /&gt;
- Ah ! De quoi ?&lt;br /&gt;
- De télécommunications.&lt;br /&gt;
- Ah... conclut la vendeuse, visiblement déçue de ne pas s'entendre répondre
« ponts et chaussées », ce qui aurait pu justifier cet achat étrange.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est bon de remettre en cause les &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/%C3%A9vidences&quot;&gt;évidences&lt;/a&gt; les plus anodines. Une façon de transmettre
l'étonnement quotidien.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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