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  <title>Mur blanc - film</title>
  <link>http://blog.kerneis.info/</link>
  <description>Notes quotidiennes sur sujets variés, et bribes de connaissance sur tout ce qui me paraît digne d'intérêt. En bref, un fourre-tout qui se targue d'être intéressant. Tout un programme...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:55:48 +0200</pubDate>
  <copyright>Licence CC by-nc-sa 2.0 (version française), sauf mention contraire.</copyright>
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    <title>Films 2007</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2007/Films</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Aug 2007 10:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>film</category>    
    <description>&lt;p&gt;Films notables vus en 2007, en vrac.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Cinéma&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L'intouchable (03/02) : super étrange. Déstabilisant, tournoyant.
L'histoire d'une comédienne qui part à la recherche de son père, intouchable en
Inde, que sa mère a rencontré lors d'un voyage de jeunesse. Elle doit
auparavant accepter un rôle qu'elle déteste, pour se payer le billet d'avion.
Plongée dans des univers à la limite de l'hermétisme, où l'intouchable n'est
pas toujours celui qu'on croit.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Amer béton (19/05) : l'histoire de deux garçons des rues, Noir et
Blanc, qui se battent contre les Yakuza et les promoteurs immobiliers qui
veulent raser leur quartier. c'est un manga, c'est assez dur, autant dans le
trait que dans l'histoire. Je ne le recommanderais pas à des gens n'en ayant
jamais vu, il y a d'autres dessins animés asiatiques (japonais ou coréens)
beaucoup plus abordable pour commencer. Mais si vous aimez bien le style, ça
vaut vraiment le détour.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Jesus Camp (19/05) : prenez les chrétiens les plus extrémistes de tous
les États-Unis. Filmez-les. Ça vous fait un voyage dans le temps à peu de
frais, une sorte de &lt;q&gt;Retour vers le Moyen-Âge&lt;/q&gt; mâtiné de relents sectaires
à faire froid dans le dos. Il s'agit d'un documentaire, mais il convient tout
de même de rappeler que tous les américains ne sont pas aussi atteints que ceux
qu'on voit dans &lt;q&gt;Jesus Camp&lt;/q&gt;. Brrr...&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Très bien, merci (20/05) : comment un mec, pour avoir agacé des
policiers un soir dans la rue, se retrouve au poste, puis en hôpital
psychiatrique et enfin au chômage. Ça commence très très fort, en une sorte
d'illustration cinématographique de l'oeuvre de Michel Foucault (bien que la
vraisemblance soit laissée de côté pour les besoins de la cause). Par contre,
ça retombe un peu dans la seconde partie, qui fait plus dans l'introspection
personnelle et les tensions du couple. Mais la fin rebondit agréablement en
toute immoralité et le film laisse finalement un bon souvenir.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Irina Palm (27/05?) : une grand-mère se prostitue pour réunir l'argent
nécessaire à l'opération de son petit-fils gravement malade. C'est anglais,
jamais vulgaire, empreint d'une sensibilité rare sur un thème miné. Et le
patron de la boîte de strip-tease fait sonner les silences comme personnes, sa
mélancolie imprimée sur le visage.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La vie des autres (26/06) : très beau film émouvant sur la police
politique en Allemagne de l'Est, quelques années avant la chute du mur de
Berlin. L'histoire d'un fonctionnaire qui s'attache petit à petit à l'un des
hommes qu'il est chargé d'espionner.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Persepolis (1/07) : dessin animé autobiographique en noir et blanc,
adapté de la bande dessinée éponyme, retraçant de manière drôle et poignante 30
ans d'histoire iranienne (voire plus avec les rappels historiques) en même
temps que l'enfance de la dessinatrice. Le personnage de la grand-mère, dont
Danièle Darrieux fait la voix, est le plus émouvant et porteur d'espoir, de
rigueur morale inflexible et de joyeuse irrévérence.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2&gt;Télé&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;In her shoes (12/01) : comédie américaine qui évite la plupart des
lourdeurs du genre. Deux soeurs, l'une analphabète, nymphomane,
dépressive ; l'autre avocate surbookée et coincée. Rajoutez une histoire
de famille conséquente (mère suicidée, grand-parents écartés par le père,
remarié à une horrible bourgeoise, ...). Forcément, ça se termine bien, mais
avec assez de finesse pour qu'on passe un bon moment.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Embrassez qui vous voudrez (21/01): comédie française noire et désabusée,
sur des couples qui se font et se défont dans la douleur. Drôle mais triste,
avec une brochette d'acteurs connus, jeunes et moins jeunes, tous
formidables.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La fille du juge (23/01) : documentaire autobiographique par Clémence
Boulouque, la fille du juge antiterroriste Gilles Boulouque, qui s'est donné la
mort en décembre 1990 à cause des pressions insupportables qu'il subissait dans
le cadre de son travail. Poignant, mais parfois à la limite d'un pathos agaçant
(quoique compréhensible) --- j'imagine que le livre dont est tiré le film est
plus agréable sur ce plan.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'enfant du secret (27/01) : téléfilm sur l'abbé de l'Épée, le
fondateur de la langue des signes française, et Guillaume Solar, un enfant
sourd abandonné par sa mère que l'abbé prendra sous son aile. Un sujet
passionnant, joué avec justesse, si l'on excepte les quelques passages agaçants
sensés nous mettre dans la tête de l'enfant qui n'a pas encore acquis le
langage (une telle chose est par nature indicible, et l'illustration qui en est
faite est tout à fait ridicule).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Plus profond que l'océan&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/#pnote-72888-1&quot; id=&quot;rev-pnote-72888-1&quot; name=&quot;rev-pnote-72888-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;(28/01) : film
américain où un garçon de douze ans est retrouvé par sa famille neuf ans après
avoir été enlevé, et élevé par un homme qui ne savait rien de ce rapt. Comme
d'habitude, il faut ignorer les passages « bons sentiments » --- mais
ils ne sont pas si fréquents que ça (essentiellement concentrés à la fin) ---
et tolérer le personnage récurent du « bon flic toujours de bon conseil ».
Il s'agit d'une peinture plutôt intéressante et réaliste des tensions qui se
nouent autour des failles des personnages, des non-dits, des ressentiments.
L'intérêt de ce film : faire réfléchir à une situation qui, pour
exceptionnelle qu'elle soit, pose des problèmes universels en termes
d'éducation, de relation, de famille. Pas facile de savoir comment trancher, ni
où est l'intérêt de l'enfant. Les quelques passages sur les journalistes qui se
jettent comme des vautours sur la famille valent le détour également.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ali (04/02) : l'histoire du boxeur Mohamed Ali, point de vue
subjectif, focalisation interne. Saisissant et puissant, mais manque de
perspective historique (bonnes connaissances sur le mouvement des droits
civiques et sur Nation of Islam recommandées pour suivre sans peine).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pardon (07/02) : Téléfilm gentil sur un quinquagénaire qui trompe sa
femme avec une petite jeune de 25 ans, et le drame qui s'ensuit. Pas
transcendant mais bien joué, avec sincérité (sauf le môme pas crédible deux
secondes).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un crime au paradis (12/02) : Un couple de paysans s'engueule en
permanence, et de plus en plus fort, jusqu'à ce que l'un tue l'autre. Au début,
on craint la comédie lourde et franchouillarde. Mais les acteurs, tous
brillants (Villeret, Dussolier formidable en avocat cynique, ...), emportent ce
film avec brio. On regrettera les approximations et exagérations lors des
scènes du procès, mais peu importe : on est ici pour rire, et c'est le
cas, avec finesse même. Lorsque le générique de fin débute, reste quand même
une question morale que chacun tranchera en son âme et conscience.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La louve (04/03) : beaucoup aimé, un téléfilm policier intelligent et
moins cousu de fil blanc qu'on ne le pense au départ. Ça parle aussi de suicide
et de dépression, avec finesse.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;James Bond contre Docteur No (08/03) : je ne l'avais jamais vu. Malgré
son grand âge, reste très agréable. Et étrangement plus crédible que les
derniers en date (sauf la dernière scène, mythique, où il suffit de tourner une
grosse manette pour tout faire exploser --- mais QUI a mis cette manette là
?).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ocean's Eleven (11/03) : Brillant film de casse (ici, il s'agit de
braquer un casino), faisant un appel intensif à de la haute technologie et une
collection de stars réunie pour l'occasion. Difficile de ne pas se laisser
prendre au jeu, même si on pourra lui préférer &lt;em&gt;Inside man&lt;/em&gt;, sorti
quelques années plus tard, qui renouvelle le genre en remplaçant l'informatique
par de la psychologie et la basse vengeance sentimentale par des motifs plus
profonds.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le dernier Samouraï : de belles scènes de bataille, des sentiments à
deux balles, du grand spectacle à la Hollywood inspiré d'une histoire vraie
(mais moins glorieuse que celle du film, et dont le protagoniste était un
français napoléonien et non un américain).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le dernier dîner : un groupe d'amis invite à dîner des personnes
qu'ils trouvent détestables et nuisibles à la société pour les éliminer.
Ambiance oppressante. Discussions sur la morale, la justice et le sens de
l'Histoire plutôt bien tournées. Les trente dernières secondes gâchent tout le
film, en levant une ambiguïté qui lui aurait donné une force redoutable. Si
l'on s'efforce de les oublier, on se trouve face à un film intellectuellement
remarquable, invitant à la réflexion. À mon goût, les passages de nuits d'orage
font un peu « scènes faciles pour faire monter l'angoisse. »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les liaisons dangereuses : superbe adaptation du roman de Choderlos de
Laclos. Presque rien à y redire, les sentiments et les antagonismes sont
parfaitement campés. Seule scène ratée, je trouve, la conspuation&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/#pnote-72888-2&quot; id=&quot;rev-pnote-72888-2&quot; name=&quot;rev-pnote-72888-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;
finale de Mme de Merteuil.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Troie (20/05) : Pas si mauvais que ce que les critiques en ont dit, je
trouve, et en plus assez fidèle à l'Illiade (même si l'histoire d'amour
d'Achille semble rajoutée, elle est inspirée de certaines variantes du récit).
Naturellement, la chronologie est un peu malmenée et certaines personnages sont
remplacés par d'autres à des fins de condensation, naturellement les émotions
ne sont pas toujours les plus justes possibles, mais j'ai trouvé ce film plus
qu'honorable. Et c'est une excellente occasion de retourner réviser ses
classiques.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Predator (1 ou 2, je ne sais plus) : une infâme bouse divertissante au
troisième degré. Je me demande même ce qu'il fout dans une liste de films
&lt;q&gt;notables&lt;/q&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Secrets de famille (Keeping Mum en VO, 23/06) : &lt;del&gt;un bon film sur
une gouvernante mystérieuse qui débarque dans une famille en péril et remet
tout le monde d'aplomb.&lt;/del&gt; Nan, en fait je résume super mal, mais ce n'est
pas facile sans casser le suspense, crucial dans ce film. Un film drôle et qui
fait réfléchir (pourvu qu'on s'en donne la peine) sur les relations familiales
et la difficulté de juger ceux qu'on aime.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mademoiselle (8/07) : une belle improvisation sur un thème breton.
L'histoire d'une femme mariée qui, le temps d'un week-end, rencontre une troupe
d'improvisateurs, se joint à eux, rate plusieurs fois son train, se redécouvre
et puis... et puis je ne vais quand même pas raconter la fin ! C'est très
bien, en tout cas.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les visiteurs (15/07) : un grand classique toujours plaisant, avec
tous ses anachronismes. À mon goût, l'accent bourgeois est vraiment trop forcé,
c'est un peu lourd. Par contre, l'obstination du seigneur de Montmirail,
implacable et n'esquissant jamais un sourire, en permanence sûr de son bon
droit, porte le film admirablement. Jean Réno aurait-il manqué un instant de
sérieux que tout aurait été par terre ; il tient bon jusqu'au bout, et le
film est un succès.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/#rev-pnote-72888-1&quot; id=&quot;pnote-72888-1&quot; name=&quot;pnote-72888-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]
Titre original : &lt;em&gt;The Deep End of the Ocean&lt;/em&gt; (pas certain du titre
français)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2007/#rev-pnote-72888-2&quot; id=&quot;pnote-72888-2&quot; name=&quot;pnote-72888-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]
Ça existe, ce mot ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Rapido</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/10/12/Rapido</link>
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    <pubDate>Thu, 12 Oct 2006 11:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>film</category><category>livre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Petite évocation de mes découvertes récentes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Little miss sunshine&lt;/em&gt; : un film qui réussit à faire rire au
milieu des larmes, sorte de cri d'espoir chaotique que pousse une famille unie
dans ses divisions.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les monarchies divines&lt;/em&gt; (tome I) : premier livre d'une
pentalogie qui promet d'être passionnante. On se croirait au temps des
croisades et des grandes découvertes à la fois, avec ce qu'il faut de magie, de
bravoure guerrière et d'intrigues politiques. Sans doute le début d'une grande
saga.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La Nature&lt;/em&gt; (Emerson, in &lt;em&gt;La confiance en soi et autres
essais&lt;/em&gt;) : plein de bonnes idées mais je n'ai pas réussi à aller au
bout. Cette omniprésence de Dieu m'exaspère. Un peu comme chez Condillac, pour
les connaisseurs (même si les thèses sont très éloignées). Je vais quand même
essayer l'essai suivant, histoire de lui laisser sa chance, à ce pauvre
philosophe américain oublié de tous.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La mort dans la peau&lt;/em&gt; : un peu lassant après &lt;em&gt;La mémoire
dans la peau&lt;/em&gt;, mais intéressant. Maintenant il va me falloir lire le livre
pour comparer.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nos voisins les hommes</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/07/21/Nos-voisins-les-hommes</link>
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    <pubDate>Fri, 21 Jul 2006 20:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>consommation</category><category>enfant</category><category>film</category><category>humour</category><category>écologie</category>    
    <description>&lt;p&gt;J'ai encore une fois été conquis par un &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/film&quot;&gt;film&lt;/a&gt;
d'animation en images de synthèse des studios Dreamworks. Après
&lt;em&gt;Fourmiz&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Shrek&lt;/em&gt; (1 &amp;amp; 2), voici &lt;em&gt;Nos voisins les
hommes&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'histoire en quelques mots : un raton laveur baroudeur doit rendre à
un ours patibulaire la nourriture qu'il lui a volée, dans un délai de sept
jours. Pour cela, il se rend dans un lotissement tout neuf pour faire les
poubelles des humains, en compagnie d'une troupe d'animaux du voisinage tout
juste sortis d'hibernation, déboussolés de voir leur habitat naturel remplacé
par des pavillons 100% &lt;em&gt;american dream&lt;/em&gt;. La méfiance de la tortue Verne,
chef du groupe, finit par céder la place à une amitié sincère... jusqu'à ce que
le raton s'enfuit avec la nourriture héroïquement dérobée, laissant ses amis
aux mains de l'affreux Verminator. Mais tout est bien qui finit bien, l'amitié
reprend le dessus, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Techniquement, rien à redire, comme d'habitude : des ciels à la
verdure, en passant par les fourrures et même les humains, tout colle à
merveille. Et très rapidement, on ne songe même plus que cela a été réalisé par
ordinateur. Le scénario, pour simple qu'il soit, avec sa part inévitable de
bons sentiments (après tout, le film est destiné au jeune public), possède
assez de surprises et de rebondissements pour que l'on ne s'ennuie pas un
instant. Les gags sont nombreux, et font mouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, et c'est là la différence fondammentale entre Dreamworks et
Disney (pardon aux fans du second si je les froisse au passage), il y a un
&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/humour&quot;&gt;humour&lt;/a&gt; réservé aux adultes, sans que cela ne les gêne
le moins du monde les &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/enfants&quot;&gt;enfants&lt;/a&gt; d'ailleurs (sauf quand
ils vous voit rire sans comprendre pourquoi), car subtilement distillé dans les
diverses scènes. Point de salaceries, rassurez-vous, mais une critique acide et
extrêmement juste de la société de &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/consommation&quot;&gt;consommation&lt;/a&gt;
et du mode de vie occidental en général.&lt;br /&gt;
Le regard porté par le héros sur les humains est impitoyable : &lt;q&gt;ils
entassent de la nourriture, quand il y en a trop ce n'est pas encore assez, ils
ne mangent pas pour vivre, ils vivent pour manger !&lt;/q&gt; On assiste également à
plusieurs explosions qui font irrésistiblement penser à des bombes
atomiques ; leur récurrence m'apparaît comme une critique subtile de
l'armement à outrance (mais je dépasse peut-être l'intention des auteurs avec
cette interprétation). Quant à la destruction de la forêt pour laisser la place
à des rangées de maisons identiques à perte de vue, le message &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/%C3%A9cologique&quot;&gt;écologique&lt;/a&gt; est trop évident pour que je m'y attarde.
Tout cela étant présenté sans la moindre lourdeur, le film gagne en profondeur
sans perdre en vivacité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une production de très bonne facture donc, qui devrait plaire à tous, même
aux plus âgés.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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