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  <title>Mur blanc - objectivité</title>
  <link>http://blog.kerneis.info/</link>
  <description>Notes quotidiennes sur sujets variés, et bribes de connaissance sur tout ce qui me paraît digne d'intérêt. En bref, un fourre-tout qui se targue d'être intéressant. Tout un programme...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:55:48 +0200</pubDate>
  <copyright>Licence CC by-nc-sa 2.0 (version française), sauf mention contraire.</copyright>
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    <title>Subjectivité journalistique</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/11/20/Subjectivite-journalistique</link>
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    <pubDate>Mon, 20 Nov 2006 21:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>journalisme</category><category>objectivité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je vous conseille plus que vivement de lire &lt;a href=&quot;http://linuxfr.org/~passant/23137.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cette comparaison&lt;/a&gt; de
la même information relayée dans Le Figaro et Libération. C'est édifiant...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>« Penser, c'est dire non » (explication de texte)</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/10/10/Penser-cest-dire-non-explication-de-texte</link>
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    <pubDate>Tue, 10 Oct 2006 11:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Savoirs</category>
        <category>Alain</category><category>citation</category><category>objectivité</category><category>pouvoir</category><category>réalité</category><category>évidence</category>    
    <description>&lt;p&gt;Suite à l'afflux de requêtes (google) pour une explication de texte sur la
célèbre citation d'Alain &lt;q&gt;Penser, c'est dire non&lt;/q&gt;, voici, pour ne pas
décevoir les internautes avides de savoir, une petite interprétation. Elle est
personnelle et je ne suis pas plus professeur de philosophie que
vous&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/10/10/#pnote-38870-1&quot; id=&quot;rev-pnote-38870-1&quot; name=&quot;rev-pnote-38870-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; ; ce ne sont donc que des pistes de
réflexion, sans prétention à une quelconque vérité.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/10/10/#rev-pnote-38870-1&quot; id=&quot;pnote-38870-1&quot; name=&quot;pnote-38870-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]
Si vous &lt;strong&gt;êtes&lt;/strong&gt; professeur de philosophie, je serais honoré de
recevoir vos commentaires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;    &lt;h2&gt;Citation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Commençons par la citation elle-même, remise dans son contexte :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui
s'endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. Non à
quoi ? Au monde, au tyran, au prêcheur ? Ce n'est que l'apparence. En
tous ces cas-là, c'est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l'heureux
acquiescement. Elle se sépare d'elle-même. Elle combat contre elle-même. Il n'y
a pas au monde d'autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses
perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c'est que je consens, c'est
que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est maître de
moi, c'est que je respecte au lieu d'examiner. Même une doctrine vraie, elle
tombe au faux par cette somnolence. C'est par croire que les hommes sont
esclaves. Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit. Qui croit ne sait même plus
ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien. Je le dis
aussi bien pour les choses qui nous entourent (...) Qu'est ce que je verrais si
je devais tout croire ? En vérité une sorte de bariolage, et comme une
tapisserie incompréhensible. Mais c'est en m'interrogeant sur chaque chose que
je la vois (...) C'est donc bien à moi-même que je dis non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALAIN&lt;br /&gt;
Propos sur les pouvoirs, &lt;em&gt;L'homme devant l'apparence&lt;/em&gt;, 19 janvier 1924,
n° 139&lt;br /&gt;
ou Propos sur la religion, LXIV&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2&gt;Explication&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Explication rapide, comme on m'a appris à les faire au lycée (enfin prenez
garde, là je vais vite, dans un devoir rédigé il faudrait détailler
plus) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La thèse est posée dès la première phrase : penser, c'est dire non.
Sans ambiguité, Alain définit le sens du mot &lt;em&gt;penser&lt;/em&gt;. Il continue par
une observation, analogie où il compare l'endormissement à l'acquiessement, le
réveil à la dénégation. Métaphoriquement, le &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; est ainsi doté d'une
valeur plus positive que le &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, comme si le &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; était
l'éveil de la pensée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire non, certes, mais non à quoi ? Alain précise sa thèse : la
pensée dit non à la pensée. Dire non, c'est affronter avec sa pensée sa propre
pensée. C'est remettre en cause les évidences, porter en permanence attention à
ce que l'on pense, pour s'assurer de sa justesse. C'est, pour Alain, le combat
par excellence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain aborde alors rapidement les notions de responsabilité individuelle (je
suis seul responsable de mes pensées, c'est à chacun de faire l'effort de dire
non, de se remettre en question) et de liberté (l'asservissement résulte de
l'acceptation tacite d'une domination, la liberté d'une réflexion critique sur
l'oppression). Les titres des ouvrages dans lesquels cet extrait s'insère
prenne alors tout leur sens : propos sur la religion et, surtout, sur les
pouvoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain va plus loin encore en affirmant que même le vrai devient faux si on
ne l'interroge pas en permanence. Une condition de vérité se dessine : ne
peut être vrai que ce dont je me demande à tout instant s'il n'est pas faux, et
que je confirme ainsi perpétuellement dans son statut de vérité. Cela devient
même pour Alain une condition d'existence de la pensée elle-même, et l'on pense
inévitablement à Platon lorsqu'il dit que celui qui croit ne sait pas qu'il
croit : le premier pas pour Platon, celui de savoir qu'on ne sait pas, est
ici le pivot de la thèse, l'éternelle démarche à toujours recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Alain affine sa thèse encore un peu plus en expliquant que penser,
c'est porter un regard sur le monde. Toute interprétation du monde qui nous
entoure est un acte de pensée, et cet acte doit être critique pour se prémunir
de l'illusion, de l'erreur. On sent, sous la revendication philosophique, une
démarche presque scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Penser, ce n'est donc pas dire non aux autres, ou alors pas seulement.
C'est, avant tout, se dire non à soi-même, en permanence, pour s'assurer de
penser juste, de penser droit.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Pistes de réflexion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Penser, est-ce dire non ?&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Réponse évidente : pas toujours. Je peux aussi penser &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt; à
certaines choses.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Penser, c'est se poser des questions. Parfois, dire &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt; est acte
de pensée car il remet en cause un courant de pensée dominant (par exemple,
dire &lt;q&gt;oui, tous les hommes sont égaux&lt;/q&gt; au XVIIIe siècle). Mais alors, dire
&lt;em&gt;oui&lt;/em&gt; n'est rien d'autre que dire &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; au &lt;em&gt;non&lt;/em&gt;. C'est la
thèse d'Alain.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Penser, ce n'est pas seulement dire &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; ; ce n'est pas
suffisant. Dire &lt;q&gt;le Soleil ne tourne pas autour de la Terre&lt;/q&gt; ne vaut rien
sans une démonstration. Dire &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; est une première étape, mais il faut
ensuite reconstruire quelque chose à la place. Alain semble éluder cette
partie, ou plutôt l'intégrer dans un &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; perpétuel, comme si la remise
en cause produisait naturellement l'émergence de la vérité. Au contraire, il
semble exister des cas où, bien plus qu'une doctrine, on affronte une absence
de théorie (notamment en science). Il faut alors commencer par dire
&lt;em&gt;non&lt;/em&gt; à la léthargie ambiente, mais l'acte de pensée ne saurait se
résumer à cette opposition ; il faut plus pour expliquer le processus
intellectuel de construction d'une argumentation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cette liste sera complétée au fur et à mesure. N'hésitez pas à laisser vos
commentaires et vos suggestions grâce à la petite boîte ci-dessous.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Umberto Ecco</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/09/15/Umberto-Ecco</link>
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    <pubDate>Fri, 15 Sep 2006 10:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Vu, lu, entendu</category>
        <category>citation</category><category>objectivité</category><category>évidence</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce matin, Umberto Ecco était invité sur France Inter. La question n'est pas
de savoir si on l'aime ou pas. C'est juste que le monsieur a dit deux choses
très justes, et rares. Tellement qu'elles valent la peine d'être répétées
ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les statistiques d'abord :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Des études ont montré que les malades d'Alzheimer sont majoritairement non
fumeurs. Une hypothèse est que fumer diminue les risques d'avoir cette maladie.
Une autre hypothèse est que les fumeurs meurent avant d'être assez vieux pour
avoir cette maladie.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/09/15/#pnote-30593-1&quot; id=&quot;rev-pnote-30593-1&quot; name=&quot;rev-pnote-30593-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sur l'ignorance ensuite ; à une question à propos de l'Amérique du Sud,
il a eu l'humilité de répondre :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est une question trop complexe pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Peu de gens ont cette franchise, dès lors qu'ils ont l'occasion de
s'exprimer sur la place publique (ou ailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/post/2006/09/15/#rev-pnote-30593-1&quot; id=&quot;pnote-30593-1&quot; name=&quot;pnote-30593-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]
Peu importe que les études en question soient vraies ou fausses. L'intérêt est
de faire sentir la différence entre corrélation et implication.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Être évalué</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/07/26/Etre-evalue</link>
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    <pubDate>Wed, 26 Jul 2006 18:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Expériences</category>
        <category>communication</category><category>objectivité</category><category>respect</category><category>travail</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Se faire évaluer par son directeur. Être d'accord avec ce qu'il dit.
Apprendre des choses sur soi. Donner aussi son propre point de vue sur les
événements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apprécier cette qualité de l'échange, du regard, qui permet à deux êtres de
se critiquer mutuellement pour en ressortir grandis, plus confiants en l'autre
et en eux-même.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
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    <title>Résoudre un conflit</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/07/16/Resoudre-un-conflit</link>
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    <pubDate>Sun, 16 Jul 2006 18:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Expériences</category>
        <category>communication</category><category>conflit</category><category>objectivité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Entrer dans un &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/conflit&quot;&gt;conflit&lt;/a&gt;, avec franchise :
prendre un mot de travers, se sentir blessé, sortir de la pièce, aller
s'enfermer dans la salle de bain. Situation tendue, ressentiment de part et
d'autre, absence de contrôle de soi. L'idéal pour se découvrir.&lt;br /&gt;
S'ouvrir au dialogue. Déverrouiller la porte, exprimer son ressenti, écouter
l'autre. Savoir entendre ses arguments, sans forcément renoncer aux siens.
Prendre en compte deux points de vue.&lt;br /&gt;
Agir concrètement pour prouver qu'on a compris, qu'on a su entendre. Retrouver
son calme. Sortir du conflit avec une meilleure connaissance de soi, et de
l'autre. Être fier de soi, fier de n'avoir été ni arrogant, ni moqueur, ni
cynique, ni larmoyant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, certaines choses doivent être dites. Parfois, le conflit est le
seul moyen de les faire sortir. L'essentiel est de toujours garder ce reepect
et cette attention qui rendent le dialogue possible. Et fructueux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Perdre patience et objectiver</title>
    <link>http://blog.kerneis.info/post/2006/07/10/Perdre-patience-et-objectiver</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Jul 2006 19:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gabriel Kerneis</dc:creator>
        <category>Expériences</category>
        <category>enfant</category><category>objectivité</category><category>psychiatrie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Être excédé par un enfant toute la matinée. En avoir vraiment assez. Le reprendre sans cesse, en vain.&lt;br /&gt;
Puis parler avec lui, un peu plus tard. L'entendre expliquer très rationnellement pourquoi &amp;quot;Gabriel&amp;quot; est méchant avec lui, admettre ses propres torts.&lt;br /&gt;
Réaliser ensuite qu'il croit que je m'appelle « Monsieur». Qu'il ne me reconnait pas comme ce Gabriel avec qui il était ce matin. Que celui que je fus est pour lui différent au point qu'il cherche dans l'espace (de la cour) à me retrouver tel que j'étais dans un autre temps, si proche pour moi, si loin pour lui.&lt;br /&gt;
L'enfant comme moyen de se voir comme un autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Note : des &lt;a href=&quot;http://blog.kerneis.info/tag/psychiatres&quot;&gt;psychiatres&lt;/a&gt; m'ont aimablement signalé la possibilité que l'enfant en question soit psychotique. Ceci n'enlève évidemment rien à la force subjective de l'expérience.&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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