Mur blanc

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vendredi 20 avril 2007

Réflexion musicale

Qu'on se le dise... Alice in Videoland supporte mal la diffusion en 128 kbps par Icecast 2 (via mpd) sur le réseau (local et wifi en l'occurrence). Et en 64 kbps, c'est encore pire. A moins que ce ne soit le haut-parleur de mon portable qui gâche tout. Pourtant, l'encodage initial en ogg/vorbis est bon.

J'avoue, j'ai écrit ce billet simplement pour frimer et faire geek.Mais si quelqu'un est intéressé, je peux expliquer comment j'ai fait (c'est pas dur et le net est plein de tutoriels à ce sujet, cela dit).

Et puis AIVL, c'est un super groupe, merci à Corsac de m'avoir fait découvrir (et non, ne le cherchez pas à la FNAC, ils ne sont pas diffusés en France - cdon.com est ton ami).

jeudi 19 avril 2007

Rater une photo

Elle était là. Sous la statue de Danton, métro Odéon. Elle était là, le soleil dans les cheveux, l'ombre du feuillage jouant sur son visage. Elle était là, avec son pantalon vert, ses vêtements légers. Elle était là à attendre une amie. Elle était là à lire En attendant Godot, dans cette petite édition à la couverture blanche, sobre, où le titre se détache idéalement. Elle était là, et j'avais mon appareil photo.

J'ai eu peur, je me suis détourné. Peur de déranger, de paraître voyeur, dragueur, que sais-je encore. Peur alors qu'il n'y avait là qu'un instant fugitif à saisir sans hésiter. Peur alors que déjà, mon esprit composait la prise de vue idéale, le moment magique. Les gens passant autour d'elle, elle lisant, en attendant, en attendant Godot. Cadrage vertical, focale 1,8 au 1/2000ème. C'était évident, limpide, magique... et je n'ai pas osé. Je me suis détourné pour prendre en photo cet abruti de vélo, accroché à la grille du métro. Abruti de vélo qui ne pouvait pas bouger. Le temps que je me décide, que je me retourne vers elle, son amie était là. Le livre refermé.

Je repense à une après-midi de septembre, dans les jardins du Luxembourg. Je repense à un couple en sursis qui lisait le règlement. Je repense à une photographe qui les dérangea à peine, juste pour leur demander le droit de les photographier. Je repense et m'interroge : faut-il capter le moment, sans rien dire, au risque d'être vu et que l'harmonie se brise ? Faut-il au contraire prévenir, demander, et tenter de recomposer, dans une pose nécessairement figée, la souplesse de l'instant qui nous a tant ému.

Je me demande comment faisait Doisneau. En prenant le métro, j'ai dans la tête une superbe photo... qui n'existera jamais.

mercredi 11 avril 2007

Votez pour votre préféré

Bonjour,

  • si vous haïssez les ordinateurs, tapez 1
  • si vous haïssez les divisions flottantes, tapez 2
  • si vous haïssez la logique et l'algèbre, tapez 4
  • si vous voulez une division dans Z^n, faites signer une pétition par Nicolas Hulot
  • si vous êtes débordé par vos formules, vos calculs, et tout ce bazar qui a une tête tellement étrange, raccrochez.

Pour des choix multiples, additionnez les nombres correspondants. Merci, et bonne journée.

Français

L'épreuve de français (et culture générale) qui clôturait le concours d'entrée en troisième année à l'ENS de Cachan (section informatique en ce qui me concerne, pour ceux qui débarquent) s'est plutôt bien déroulée.

Le texte à résumer était extrait d'une folle solitude, d'Olivier Rey (Seuil, 2006) et causait du paradoxe des sciences de l'éducation, qui tentent de rationaliser un domaine (l'éducation, suivez un peu !) où seul l'empirisme peut être de mise. En effet, elles voudraient éliminer l'autorité, considérée comme bridant la liberté de l'enfant, mais elles se fondent pour se faire sur une science du comportement qui prétend connaître l'enfant parfaitement, et donc le transforment en un objet aux réactions déterministes, privé de toute liberté. Là est le paradoxe. Après, il s'enflamme un peu sur la méthode globale de lecture, et il conclue en disant : les enfants sont plus intelligents que les réformateurs et ils se débrouilleront toujours pour apprendre malgré les méthodes débiles qu'on voudrait leur inculquer.

Non, ce n'est pas exactement ce que j'ai écris dans mon résumé (qui était un peu plus long, 198 mots pour être exact) ; en fait, il n'était pas aussi bien, mais c'est souvent le cas quand on veut trop bien faire.

Je me suis fait plaisir sur la dissertation. J'ai choisi la seconde citation[1] :

Mais le respect de la liberté de l'enfant, ainsi entendu [au sens d'une suppression de l'autorité], conduit à traiter celui-ci en objet scientifique, la personne sitôt reconnue est transformée en personne manipulée, cernée par une connaissance objective.

Et j'ai fait un plan trop mignon en deux parties, où j'ai ramené mes potes Foucault[2] et Orwell, ainsi que quelques éléments de la vraie vie (des journaux, des paroles de présidentiables...) et un peu d'histoire (le Tibet, la Résistance française à l'occupation allemande...). Vous avez du mal à voir le lien, j'imagine, mais j'ai parlé de l'exercice de la liberté pour résister contrôle du panoptisme et c'était jouissif. Sans oublier les gens qui aiment se faire dominer, parce qu'ils ont la trouille d'assumer leurs décisions. Oui, j'ai vraiment parlé de tout ça.

J'espère entre 12 et 14. Peut-être plus mais je ne crois sincèrement pas que mon résumé soit assez bon pour me bercer d'illusions.

Enfin, rappelons que cette épreuve ne sera corrigée que si je suis admissible (je vous renvoie à ce sujet au billet précédent).

Notes

[1] La première était : La liberté de l'autre suppose qu'il garde toujours une part opaque.

[2] Michel, hein, pas Jean-Pierre...

Informatique II

La personne ayant trouvé un ensemble semilinéaire Presburger-définissable accompagné d'une suite croissante stationnaire d'ensembles clos par le haut de X[1] est priée de les rapporter à l'accueil. Merci.

J'aurai 4/20. Ce qui rendra l'admissibilité possible de justesse (j'espère) mais l'admission franchement douteuse.

Et pour ceux qui se permettraient de douter de mes dons de prescience, je rappelle que ma dernière prédiction en la matière s'est avérée rigoureusement exacte.

Notes

[1] X étant muni d'un préordre, sinon ce n'est pas drôle.

mardi 10 avril 2007

Informatique I

Aujourd'hui, premier sujet d'informatique de l'ENS Cachan, en 5 heures.

Le thème :

Ce problème aborde des questions d'algorithmique autour du problème de la recherche d'un chemin de poids donné. (...) La partie 1 considère le cas simple des graphes [à poids] positifs. Les parties 2 et 3 explorent deux approches différentes pour des graphes généraux et sont complètement indépendantes.

3 parties donc, la première facile (tout fait sans trop de difficultés), les deux autres plus ardues.

J'ai traité environ la moitié du sujet proprement, et un sixième moins précisément (plusieurs questions à moitié faites et une autre dont l'argument que j'ai utilisé me laisse perplexe). Le tiers restant a été sagement marqué (non traité), histoire de bien signaler à mon correcteur que, non, ce n'est pas un oubli, juste une incapacité ou un manque de temps de ma part.

Il est toujours extrêmement difficile de se juger soi-même et d'anticiper la manière dont les copies seront corrigées mais 12/20 me semble un espoir raisonnable. De toute façon, peu importe la note, c'est le classement qui fera la différence. Les paris sont ouverts.

Merci à Nathalie pour son large sourire qui a répondu au mien durant cette épreuve. Pour les autres remerciements, prière d'attendre les résultats finaux. Et puis la plupart des autres savent combien ils m'ont aidé, ils n'ont pas besoin de ce genre de déclaration publique (mais je ne me priverai pas si je suis admis, soyez-en certain).

On continue demain matin avec la seconde épreuve d'informatique (5 heures aussi) et le français (3 heures, ça devrait aller, je suis bien entraîné). Je ne stresse plus, je vais même plutôt bien.

lundi 9 avril 2007

Constat

Je ne suis pas prêt. Pas prêt du tout même. Mais l'est-on jamais ?

Je vous raconterai tout ça demain soir...

dimanche 8 avril 2007

Bribes dans le métro

Croiser deux personnes dans le métro. L'un arbore sur son t-shirt un large logo Firefox. Entendre l'autre lui dire : c'est ça que fait Ubuntu. Les regarder s'éloigner, sans discerner un mot de plus.

Se poser la question : mais que fait Ubuntu ?

mardi 3 avril 2007

Soyons in, soyons hype, live-bloguons une conférence de Stallman

Un petit billet écrit en direct de la conférence de Richard Stallman à Télécom Paris.

Lire la suite...

lundi 2 avril 2007

Relaxation respiratoire

Exercice de respiration très simple mais diablement efficace pour se détendre : respirer profondément mais sans marquer aucune pause entre inspiration (par le nez) et expiration (par la bouche) ; au moment de l'expiration, penser à bien relâcher les muscles (en particulier les bras).

Ça a l'air absolument stupide, on se demande même comment c'est possible que ça fonctionne. Je ne sais pas, mais en tout cas c'est redoutable. Il faut quelques instants pour trouver son rythme au début (il n'est pas facile du tout de ne pas bloquer sa respiration en fin d'inspiration), mais ensuite la relaxation est presque instantanée.

A essayer sans tarder si vous êtes du genre stressé.

Note : l'effet le plus notable est une détente physique, particulièrement utile si vous jouez d'un instrument, ou avez besoin d'écrire avant un examen, et avez le poignet crispé, par exemple.La détente mentale n'est pas aussi rapide, et il arrive (pour ma part) que cet exercice soit insuffisant face à une vague d'anxiété. C'est néanmoins un bon début, avec un excellent rapport investissement / résultat.

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