Mur blanc

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lundi 2 avril 2007

Alto altère ego

- Comment dit-on “alto” en allemand ?
- Euh, j’sais pas, c’est “Bratsche”, non ?
- Ouais, et tu sais pourquoi ?
- Non.
- C’est le bruit que ça fait quand on en joue marche dessus.

Mise à jour : une petite variante de la blague

samedi 24 mars 2007

À la manière de Proust

Sur une idée originale de Krazy Kitty, un questionnaire que je m'empresse de lui transmettre après l'avoir fait moi-même.

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vendredi 23 mars 2007

Vague à lame de fond

Aujourd'hui, j'ai été heureux. Heureux d'avoir terminé un petit logiciel d'intelligence artificielle sympa en Caml (disponible sur ma page perso à l'école - ne faites pas attention au bazar, c'est un dépotoir). Heureux de discuter quelques instants avec des amis, de croiser dans le métro une enseignante que j'ai eue au collège. Heureux de pouvoir imprimer ma convocation pour l'écrit de Cachan. Heureux de parler d'égal à égal avec des gens que je considère comme modèles. Heureux de chanter dans les rues.

Aujourd'hui, j'ai été triste. Triste de ne pas avoir plus de temps pour discuter avec ceux que j'apprécie. Triste de les voir partir - heureux qu'ils reviennent sans prévenir, parfois, mais plus triste encore qu'ils repartent. Triste de rêves impossibles qu'on ne trouve pas comment réaliser.

Aujourd'hui, j'ai été en colère. En colère contre le webmaster du site Interens qui aurait bien besoin de mettre cette image en fond d'écran pour lui rappeler les bonnes manières[1]. En colère contre la bêtise du monde, et son injustice.

Aujourd'hui... Aujourd'hui, autant vous l'avouer, j'ai commencé à stresser.

Notes

[1] Non, je ne vous dirai pas ce qu'il a fait, je vais encore m'énerver. Disons que ça se résume à un site Internet Explorer only.

mercredi 21 mars 2007

Préadmissible

Chaque année, de moins en moins de candidats. 17 en 2007. D'autant plus redoutables ?

Toujours est-il que je suis préadmissible au concours d'entrée en troisième année à l'ENS de Cachan, section informatique.

Écrits les 10 et 11 avril.

lundi 19 mars 2007

Parapluie technologie

Entendu au hasard d'une discussion sur notre avenir [1] : Je ne suis même pas une apprentie mini-geek... Il faut que j'achète un parapluie.

Un instant magique de pur bonheur absurde.

Notes

[1] Celui de jeunes ingénieurs qui n'ont pas spécialement envie de le devenir

samedi 17 mars 2007

Patch

Il y en a qui publient dans des revues scientifiques. Il y en a qui gagnent des jeux-concours. Il y en a qui réussissent leurs TP de réseau. Il y en a même qui arrêtent de fumer.

Chacun sa petite gloire personnelle. Moi, je viens de créer mon premier patch pour un projet libre. Ça marche, ça compile, je l'ai fait tout seul avec mes petites mimines. C'est beau, c'est fonctionnel, c'est magique. Et puis darcs est un vrai bonheur à utiliser.

Promis, je vous préviens quand il entre dans le répertoire officiel.

Mise à jour : C'est fait ! Et en plus, c'est utile (on peut à présent compiler le serveur en mode natif, grâce au travail d'Alain Frisch, ce qui nécessite la dernière version d'Ocaml, que mon patch permet d'utiliser - la boucle est bouclée).

Sat Mar 17 17:00:34 CET 2007 balat at pps.jussieu.fr
* Native code version
It is now possible to build Ocsigen in native code
IMPORTANT WARNING: You need a modified version of ocaml for now to use that!
(natdynlink branch in OCaml CVS, by Alain Frisch)

Wed Mar 14 18:34:37 CET 2007 Gabriel Kerneis <gabriel@XXX.info>
* Support for Ocaml 3.10 (EXPERIMENTAL)

Précision à l'intention des lecteurs perdus : ça veut dire que j'ai contribué à améliorer un logiciel, en l'occurrence le serveur web Ocsigen en lui ajoutant la possibilité d'être compilé avec la dernière version d'Ocaml (3.10 beta).

vendredi 16 mars 2007

Propriété insaisissable

Dans mon école, sur les portes des bureaux du TROUC[1], il y a de petits autocollants métallisés avec un code barre d'identification et le texte suivant :

Propriété insaisissable du TROUC

Je me demande si c'est pour se prémunir des gens à qui on demande de prendre la porte...

Notes

[1] Le TROUC, c'est la superstructure administrative qui englobe mon école.

Magie

Hier soir, comme chaque jeudi, je suis allé avec des amis dans un pub. Et comme chaque jeudi, un prestidigitateur, Gary the magician, passait de table en table faire des tours de cartes et de pièces. Hier soir, pour la première fois, j'ai compris comment il faisait la plupart de ses tours[1]. Et j'ai parlé avec lui.

Il n'utilise que des techniques anciennes, classiques, éprouvées. Mais il les maîtrise merveilleusement bien. Il connaît tout un éventail de méthodes pour contrôler la position d'une carte dans le jeu, et aucune que j'ai réussi à déceler (je savais quand il le faisait, mais j'avais beau regarder, je ne voyais pas comment ça se passait). Surtout, il va vite, très vite, incroyablement vite ; et il détourne parfaitement l'attention du spectateur.

Mais là où il m'a vraiment soufflé, c'est dans un tour de modification a vue du carte. L'effet tient en trois phrases : une carte est piochée par le spectateur puis remise dans le jeu ; une autre est posée face visible sur la table ; puis, en un claquement de doigts, la carte sur la table se transforme en la carte du spectateur. L'explication ne prend pas plus de place[2]. Naturellement, le jeu n'est pas truqué (ce serait trop simple). Et bien ce simple tour, dont l'explication tient en trois phrases, ce tour merveilleux de simplicité, d'évidence, de force visuelle, Gary l'a travaillé pendant... deux ans avant de le faire en public !

Rêveur, je suis reparti avec le vieux jeu qu'il m'a offert. Un jeu où il manque deux valets, un dix et un huit. Un jeu avec deux rois de pique.

Notes

[1] Il faut savoir que j'ai pris des cours de magie, il y a de nombreuses années.

[2] Inutile d'insister, je me suis engagé à ne pas le révéler.

mercredi 14 mars 2007

Assumer la folie

Je n'éditerai pas de second recueil de poésie. Pas tout de suite, du moins. Je l'ai décidé après avoir écouté les réflexions de deux amies, qui suivent avec moi un cours intitulé Exploration d'une pratique artistique.

Je leur parlais de mon projet, de mes sentiments face à mes poèmes, de ma démarche, de mes doutes. Je parlais de cohérence, de rationalité, de rétrospective.

Elles n'ont fait qu'écouter. Et, avec une désarmante simplicité, m'ont demandé pourquoi je tenais tant à créer un cadre rassurant pour tenter de contenir une multitude de poèmes qui, manifestement, ne faisaient sens que dans leur éparpillement, leur diversité, leur désordre, leur folie même. Pourquoi vouloir créer ce lien artificiel entre eux, pourquoi vouloir les organiser à tout prix, alors que ma pensée est fondamentalement morcelées, chaotique, parcellaire ?

Je n'éditerai pas de second recueil de poésie. Pas tout de suite, du moins. Mais je vais faire un objet, une mise en page, en espace, je ne sais pas encore trop. J'ai des idées en vrac, qui me viennent comme je les aime. Je vais réaliser un objet poétique, qui laissera le lecteur libre de son chemin. Je vais donner à voir, à sentir et à toucher.

Je n'éditerai pas de second recueil de poésie ; mais j'en garde le titre. Je vais essayer de fabriquer un support pour mes quelques bribes de folie.

mercredi 7 mars 2007

Questions pour un suppléant

J'ai participé aux sélections de Questions pour un Champion Spécial Grandes Écoles cet après-midi. Rapide. Efficace. Bien rodé. Ça commence par des problèmes techniques (micro qui ne fonctionne pas, coupure de courant), qui finissent par accumuler une bonne demie-heure de retard. Un peu plus même. Enfin, on entre dans le vif du sujet.

Trois manches :

  • une série de 50 questions faciles, de la culture très générale (pas ou peu d'actualités). Correction croisée (on s'échange les copies à la fin). L'occasion de confondre Tot et Osiris, d'ignorer le nom du dernier prix Nobel de la paix, de parler du singe crieur au lieu du singe hurleur, et de se souvenir in extremis de Durandal. Un honorable 41/50, qui me permet de rester pour la seconde manche (la limite approximative est 25/50, d'après un rapide sondage).
  • une série de 50 questions un peu plus difficiles, et faisant nettement plus à appel à des connaissances contemporaines. Même principe de correction. L'occasion, cette fois, d'ignorer le nom de Lily Allen et d'un paquet de sportifs de haut niveau, de confondre Yom Kippour avec Hanouka (en fait, je savais que ce n'était pas la bonne réponse, mais aucune autre fête juive ne me venait à l'esprit), de se planter sur les deux seules questions de mathématiques (niveau 3ème, même si l'une était piègeuse) ou de ne plus se rappeler que le piège à filles fait crac boum huuuu. Je m'en sors quand même avec un acceptable 36/50.
  • une feuille de description personnelle (situation familiale, taille) et de motivation à remplir, suivie d'un entretien public de 2 minutes pour montrer qu'on en veut. L'occasion d'être direct et précis, convaincant, mais égal à moi-même : futur chercheur, calme, concentré, idéaliste, habité de principes moraux. Pas forcément télégénique.

J'ai été désigné suppléant. Cela signifie que si l'un des 4 sélectionnés meurt d'ici le 22 avril, je prendrais sa place. Je remercie ici les élèves qui m'ont proposé gracieusement leurs services de tueur (pas à gages, du coup), mais ma moralité m'interdit d'y consentir.

Pour ce qui est des autres candidats, je commenterai impitoyablement leur prestation après la diffusion (courant mai). Pour l'instant, je me tiens à une prudente réserve. Naturellement comme dans toute population, il y en a que j'apprécie et d'autres que... enfin vous verrez bien par vous-même à la télé.

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