Univers des possibles
Par Gabriel Kerneis le jeudi 16 novembre 2006, 16:46 - Inclassables - Lien permanent
Ou comment se prendre la tête sur la question de son avenir.
Quand on discute avec des gens, le problème, c'est que ça fait réfléchir. En vrac :
- Passer le concours :
- Le réussir : être payé, avoir un diplôme en plus (inutile ?).
- Le rater : avoir essayé, être amer.
- Faire un stage en entreprise :
- De dix semaines l'été prochain : serré au niveau timing, ça veut dire pas de vacances du tout en gros. Et difficile à trouver.
- Long, en début d'année prochaine : ça veut dire pas de MPRI l'an prochain, donc pas de concours. Ou alors l'année d'après. C'est une bonne expérience.
- Long, en début d'année d'après : ça, faut voir si ça se négocie avec Cachan, mais je doute.
Un diplôme c'est bien. Mais le but est de se faire embaucher après le doctorat. Et pour ça, ne vaut-il mieux pas cultiver sa spécificité d'ingénieur ENST ? Au fond, ils viendront tous d'ENS, les gens qui voudront les postes, autant me démarquer. Ouais mais bon, le salaire est un argument aussi. En même temps, faire de la recherche en montrant qu'on a vu comment ça s'applique en entreprise, c'est plutôt bien vu apparemment.
C'est pas comme si j'étais pressé. Parce qu'une fois que j'y serai, à l'ENS, là je serai pressé par exemple. Enfin disons que ça s'enchainera assez vite. Tandis que si je prends mon temps, que je me développe avant, que je forge une personnalité atypique. Mais pas trop...
En même temps... Vous avez compris, on n'en sort plus. C'est compliqué la vie, hein ? L'important, c'est de savoir ce qu'on veut (ça, c'est fait). Et de savoir comment l'obtenir (ça...).


Commentaires
Il n'y a pas une durée minimale de stage en entreprise pour obtenir ton diplôme ?
22 semaines, divisibles en deux périodes d'au moins 10 semaines si on le désire. Le stage de master recherche compte dans les 22 semaines (même s'il est fait en tant que normalien).
D'accord. Je connais des gens qui ont fait et un stage en entreprise et un stage de master recherche ; généralement ils ne savaient pas trop dans quel monde ils voulaient travailler (monde universitaire ou monde industriel, hein).
Si tu veux rester dans le monde universitaire, les stages en entreprise, on s'en balance comme de l'an quarante, limite au contraire ça t'habitue à travailler avec du matériel de qualité et après tu es moins docile. Si tu veux faire de la R&D en entreprise, une expérience en entreprise est évidemment valorisée.
Personnellement, je valorise mon expérience télécom en affichant la diversité de mes savoirs et savoir-faire (grosso modo, j'ai touché à tout, même à des domaines techniques, et même si je ne me sers pas de ces connaissances, il semblerait que les gens considèrent que ça m'a appris à penser vite et bien).
Je connais un garçon (adorable, par ailleurs) qui a fait une école d'ingénieur (que je ne me rappelle même plus laquelle) puis un master à Cachan, et enfin son stage de master puis sa thèse dans un labo de l'école des Mines sous la direction d'un de ses profs à Cachan. Il vient de soutenir sa thèse, je peux te mettre en contact avec lui si tu veux.
Plop. Le gros avantage d'etre normalien, en plus du salaire, c'est l'allocation couplée: une bourse de thèse quasi-réservée pour toi. Ca veut dire que tu choisis ton labo, comme tu es financé on t'acceptera plus facilement. On te réserve aussi un monitorat, tu pourras donc enseigner et avoir un meilleur dossier pour un poste d'enseignant-chercheur.
Certes. Je me demande toutefois si ce n'est pas l'allocation en question qui est adossée à l'obligation de faire sa thèse dans un labo de province. Un normalien pour préciser ?
Je dis tout ça dans l'optique d'un poste académique. Pour l'entreprise je sais pas, mais un titre ne peut pas faire de mal, non?
Il parait que ça dépend. Enfin au pire, il suffit de ne pas en parler. Et puis de toute façon, l'entreprise, j'ai moyen envie.