Mur blanc

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vendredi 27 octobre 2006

LSF (cours 4)

Là il est trop tard pour que je détaille. Juste pour ne pas oublier (je compléterai plus ultérieurement) :

  • compter jusqu'à 100
  • syntaxe : quand + où + qui - CL -> action
  • scènes : chat qui boit le lait, garçon cueillant des champignons, mère s'occupant du bébé
  • 3 mots pour dire "jour" : un jour précis, un jour en général, dans x jours
  • contes en LSF : visuf.com + bibliothèque LSF
  • révision positionnement, émotions, boissons

vendredi 20 octobre 2006

LSF (cours 3)

Compte-rendu de mon troisième cours de langue des signes française.

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samedi 14 octobre 2006

LSF (cours 2)

Je sais que je me répète mais la LSF (langue des signes française), c'est vraiment bien.

Petit résumé de mes connaissances toutes fraîches :

  • on distingue les mots et les classificateurs. Comme la langue est très visuelle, imagée, les actions sont souvent décrites en faisant bouger le signe associé au sujet. Par exemple, on fera se déplacer le bateau, l'homme, etc. Sauf que les signes ne sont pas toujours facile à faire bouger. Ainsi, l'homme se représente par un trait au niveau de la moustache. Je vous laisse imaginer comment faire "marcher" voire "tomber" le signe "un trait au niveau de la moustache". Pour rendre la chose possible, on remplace alors l'homme par son classificateur : un index dressé. Tout de suite, c'est plus facile : l'homme se promène, gravit une montagne, passe un pont, tout ça en bougeant un seul doigt dressé ! Naturellement, un même classificateur peut-être associé à plusieurs mots. Il est donc indispensable de préciser le mot auquel on se réfère une fois pour toute, avant d'utiliser le classificateur pour décrire l'action.
  • je sais dire homme, neige, bonhomme de neige, femme, pont, rivière, voiture, pomme, sapin, immeuble, pluie. Compter jusqu'à 20, dire dans quel département j'habite, le demander à quelqu'un. Faire des lignes, des surfaces et des volumes (très utile car ce sont des classificateurs courants : le carré, la ligne pointillée, le cercle, le disque, le cube, l'étoile, etc.).
  • j'ai un signe qui me désigne (mon "prénom" en langue des signes) ; il est donné par un sourd, en l'occurrence mon professeur. Il fait référence en général à un signe caractéristique, physique ou gestuel, de l'individu ; dans mon cas, c'est la barbe.
  • un théâtre en langue des signes (IVT, international visual theatre) va ouvrir à Paris au début de l'année 2007 existe à Paris (originellement Vincennes) depuis 1978.
  • quoique les langues des signes soient propres à chaque culture, il est possible pour deux sourds d'origine différente de se comprendre en quelques heures, car ils développent une capacité à mimer les émotions, à observer et comprendre le langage du corps de l'autre, même si les références, et donc les mots-signes, ne sont pas les mêmes. En revanche, un sourd et un entendant parlant la langue des signes d'un autre pays auront les plus grandes difficultés à communiquer ; l'entendant n'acquiert que rarement cette capacité de compréhension des mouvements du corps.

La suite la semaine prochaine. Je répondrai à toutes les questions dans la mesure du possible, n'hésitez pas (en cas de doute, je demanderai à mon professeur).

vendredi 6 octobre 2006

J'aime...

J'aime...

  • Le film Indigènes.
  • La Langue des Signes Française (LSF) et le silence qu'elle présuppose.
  • Marcher dans la nuit, pleurer, sourire, aimer.
  • Savoir signer marcher, nuit, tristesse, sourire, aimer. Et puis aussi bateau, voilier, forêt, colère, joie, fleur et bien d'autres...
  • Trouver l'espoir au fond des yeux de celle que j'aime. Même quand je suis perdu. Surtout quand je suis perdu.
  • Savoir que ça ne suffit pas. Mais avoir envie d'essayer malgré tout. Avoir envie d'y croire.
  • Écrire ce billet, ne plus trop savoir où j'en suis. Me dire que, finalement, je suis peut-être heureux.