Mur blanc

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - MétroPhiloDodo

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 6 novembre 2006

Métro, philo, dodo (5)

La morale, c'est toujours la morale des autres.
(Léo Ferré, Préface)

Remarques :

  • La citation exacte est : N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant avec la Morale, c'est que c'est toujours la Morale des autres.
  • J'ai été médisant : les petits trombonnes sont parfaits pour la ligne 6 (et même plus faciles à poser que sur la 8).
  • Pourquoi la vieille femme qui n'arrivait pas à lire mon message ne s'est-elle pas levée pour s'approcher, ou mieux, ne m'a-t-elle pas demandé ce que j'avais écrit ? J'avais de la peine à la voir plisser les yeux.

jeudi 2 novembre 2006

Métro, philo, dodo (4)

Pourquoi ces quatre mots ?

Remarques :

  • J'étais en costume-cravate et long manteau noir, rasé de près, cheveux coiffés et attachés. Le message a été laissé au milieu du wagon central, dans lequel je ne suis entré que le temps de l'accrocher (une station).
  • Penser à bien ouvrir le trombonne du côté "plafond", sinon il est difficile de le mettre en place (d'où des essais réitérés qui cassent un peu le côté « grande classe » du point précédent).
  • Le marqueur c'est bien mais un stylo-feutre serait sans doute mieux ; je vais tâcher d'en acheter un. Chercher également un papier un peu plus épais.

mardi 31 octobre 2006

Métro, philo, dodo (3)

Paradoxe du menteur :
Si je dis « Je suis un menteur », faut-il me croire ?
Si un homme politique dit : « Nous sommes tous des menteurs », que faut-il en penser ?

Remarques :

  • Le première question est indécidable[1] ; ce n'est pas le cas de la seconde[2].
  • J'utilise à présent des feuilles standardisées, dont le modèle est consultable en annexe. J'hésite entre recto simple et recto-verso. J'ai aussi un problème avec le stylo à utiliser et la taille du texte, mais j'y travaille.
  • J'ai une superbe boîte de trombonnes, mais ils sont un poil petit. Ça passe pour la ligne 8, ça sera trop juste pour la 6 (par exemple). Quant à la ligne 1, maudits soient ces rames modernes sans aucun point d'accroche.
  • C'est rigolo aussi de le faire à deux, en discutant avec la personne qui nous accompagne. C'est moins intéressant sur le plan de l'étude de ses propres émotions, mais étrangement le gens ont moins de scrupule à vous regarder avec réprobation quand vous n'êtes pas seul.

Notes

[1] À condition de prendre « être un menteur » comme conditon nécessaire et suffisante de mensonge, ce qui est contestable en général, mais valable si on se restreint au modèle de la question énoncée.

[2] Sous les mêmes hypothèses.

mardi 24 octobre 2006

Métro, philo, dodo (2)

Aujourd'hui, naturellement, je n'avais pas de trombonne. Et naturellement, je m'en suis rendu compte après avoir préparé mon papier.
Heureusement qu'on trouve de tout dans le métro parisien. En particulier, un trombonne qui trainait par terre sur le quai, tout exprès pour moi.

Attention, à l'avenir, à la ligne 6 : pas facile à attacher, sur un bord donc moins lisible (avec le foutu éclairage derrière, il faut du papier épais), et puis en plein dans la ventilation, bien serrer le trombonne. Cela dit, j'ai trouvé mon trombonne sur le quai de la 6, donc je n'avais plus trop le choix. Mais la 8, c'est mieux ©.
Et puis il y avait du monde, et on est plus serré dans la 6. Du coup, j'ai hésité un peu plus longtemps qu'hier. Mais plus de gens l'ont lu aussi.

J'oubliais... la citation du jour. Recto :

« Pour ces milliards de cons qui font la solitude...

Verso :

... Pour tout ça, le silence. »
(Léo Ferré, Requiem)

Pour ceux qui n'ont rien compris : je parle du projet MétroPhiloDodo

lundi 23 octobre 2006

Métro, philo, dodo (1)

J'ai laissé un papier suspendu au plafond du métro avec un trombonne, ce soir, en rentrant de l'école. J'avais écrit sur le recto

Il faut une première fois à tout.

et sur le verso

La fin est importante en toute chose.

Et en petit, en bas à droite, en guise de signature :

Métro, philo, dodo

Je me suis senti heureux. Depuis le temps que j'y pensais. Brutalement, j'ai su que c'était maintenant que je devais le faire. Un grand sourire est né sur mes lèvres.

Les gens étaient intrigués, je crois. Un bébé très amusé. Un homme a pris la peine de lire les messages avant de descendre. D'autres ont jeté des coups d'oeil réprobateurs, ou discrets.

Je vais recommencer. Il y a des choses à améliorer : le papier un peu plus grand, blanc, et un stylo-feutre plutôt qu'à bille. Mais je suis sur la bonne voie.

Merci à Fabien, qui m'a donné l'idée initiale sans le vouloir, et à Chloé, qui m'a conseillé pour la réalisation pratique.