Mur blanc

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vendredi 23 mars 2007

Vague à lame de fond

Aujourd'hui, j'ai été heureux. Heureux d'avoir terminé un petit logiciel d'intelligence artificielle sympa en Caml (disponible sur ma page perso à l'école - ne faites pas attention au bazar, c'est un dépotoir). Heureux de discuter quelques instants avec des amis, de croiser dans le métro une enseignante que j'ai eue au collège. Heureux de pouvoir imprimer ma convocation pour l'écrit de Cachan. Heureux de parler d'égal à égal avec des gens que je considère comme modèles. Heureux de chanter dans les rues.

Aujourd'hui, j'ai été triste. Triste de ne pas avoir plus de temps pour discuter avec ceux que j'apprécie. Triste de les voir partir - heureux qu'ils reviennent sans prévenir, parfois, mais plus triste encore qu'ils repartent. Triste de rêves impossibles qu'on ne trouve pas comment réaliser.

Aujourd'hui, j'ai été en colère. En colère contre le webmaster du site Interens qui aurait bien besoin de mettre cette image en fond d'écran pour lui rappeler les bonnes manières[1]. En colère contre la bêtise du monde, et son injustice.

Aujourd'hui... Aujourd'hui, autant vous l'avouer, j'ai commencé à stresser.

Notes

[1] Non, je ne vous dirai pas ce qu'il a fait, je vais encore m'énerver. Disons que ça se résume à un site Internet Explorer only.

mardi 16 janvier 2007

Sourire

Je t'ai rencontrée par hasard. À l'orée du métro.

« Bonjour.
--- Salut. »

Pour ce sourire. Pour cet instant fugace. Pour ce salut. Merci.

J'ai bien fait de t'écrire.

mercredi 25 octobre 2006

Message personnel

Il a 22 ans. Suis vieux, dit-il. Après un deug d'informatique, il s'est engagé dans une double licence mathématiques et informatique. Un tour de force dont il s'est tiré, au prix d'heures de travail sans nombre, en étant respectivement douzième (sur cent) et premier de promotion. Ses cours de l'époque sont fascinants : de grandes fiches cartonnées, rangées dans des pochettes plastifiées, dans un classeur. Ce qui lui permettait d'écrire sur les pochettes quand il révisait, au feutre, en préservant le cours original. Et puis il y a aussi le temps qu'il passait à travailler chaque partie. Vertigineux.

Alors il a décidé de passer les concours pour rentrer en école d'ingénieur. Il a manqué polytechnique d'une place, a été reçu aux ponts-et-chaussées et a refusé pour entrer à télécom paris. La même année que moi.

J'ai passé un an sans lui parler, ou presque. Je ne connaissais de lui que ses résultats scolaires, impressionnants - surtout dans les cours d'informatique. Il a fini deuxième de promo sur la première année. Sur 120. (Le premier étant un obscur colombien dont nous ne discuterons pas aujourd'hui.)

J'ai découvert récemment qui il était. Du moins, j'ai appris à le connaître un peu mieux. Il déprime sans discontinuer. N'a pas envie d'être ingénieur, n'est venu ici que pour avoir un bon diplôme bac+5 avant de faire un éventuel doctorat. Son stage de cet été fut une désillusion plus profonde encore : six semaines (prévues initialement pour être huit, mais écourtées) à s'ennuyer ferme sans rien avoir à faire, dans une entreprise à la bureaucratie insoutenable, ni reconnu ni écouté. Bref, stagiaire inutile.

Il parle de suicide. Tout le temps. A tel point qu'on finit par ne plus trop le croire. Sauf que... je me rappelle de l'enfant qui criait au loup. Et j'ai peur.

Je t'aime, espèce d'abruti. Alors n'essaye même pas de te pendre. Même pas en rêve. Je te choperais et je te buterais avant même que tu n'ais eu le temps d'essayer.

Faut pas jouer à ça. Pas avec les gens qui t'aiment. Pas avec moi, en tout cas. Compris ?

vendredi 7 juillet 2006

Attendre et se pénétrer de l'absence

Être invité à une soirée d'anniversaire surprise, qui ne l'est pas vraiment. N'y voir que peu de monde. Attendre les gens qui ne viennent pas, sont retardés, trouvent porte close et repartent à cause d'un problème d'interphone...
Finalement, se retrouver à quatre. Quatre amis proches. Sentir ceux qui ne sont pas là. Se pénétrer de leur absence. Ne pas être triste. Se sentir bien dans l'intimité, ne plus attendre. Voir la tension retomber. Comprendre que les choses ne sont jamais comme on les espérait. Être heureux.