Décider un matin que l'on ne s'énervera pas, que l'on ne criera pas, que
l'on sera patient. S'imposer de ne pas élever la voix sur un enfant. Juste pour voir.
Découvrir que d'autres méthodes existent. Tester l'humour et la douceur, la
persuasion et la rhétorique. Se sentir mieux, plus calme, plus serein.
Mais la journée passe, la fatigue arrive, les enfants s'excitent. Et l'on se remet à crier. Parce que, même si ça ne résout rien, c'est tellement naturel ; on se sent puissant, autoritaire, supérieur, alors même que l'on vocifère dans l'indifférence enfantine.
Comprendre les CRS qui tapent dans les manifestations, et tous les autres dans la même situation. Comprendre, et regretter.

