Mur blanc

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Tag - informatique

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dimanche 31 décembre 2006

Parler de la mort

Parler de la mort avec sa grand-mère. Parler d'avenir, de science, d'informatique et de mathématiques. D'Einstein, de pi et de l'indécidabilité du problème de l'arrêt d'une machine de Turing. Tenter d'expliquer, sans succès. Se demander ce que deviendra le monde, l'humanité. Combien de temps elle échappera au cataclysme qui la détruira --- s'il se produit.

Parler de la mort, avec quelqu'un qui risque manifestement d'y être confronté avant moi. Mais n'en a pas la moindre envie non plus, contrairement à son défunt époux. Celui qui pensait que le temps est venu et que, passé un certain âge, il est bon de fermer la porte.

Parler de la mort. En avoir un peu moins peur.

vendredi 20 octobre 2006

Calculabilité

Je suis en plein dans la calculabilité en ce moment (partie D du programme du concours d'entrée à Cachan). En fait, pour l'instant, je suis plutôt au niveau des prérequis, c'est-à-dire les langages rationnels et hors-contexte (partie C1 à C3).

J'ai appris ce qu'est un automate à pile ; je trouve ça merveilleux. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris un tel plaisir à travailler ; j'ai l'impression de trouver du sens dans ce que j'apprends.

J'attaque les machines de Turing demain. Ce soir, il est trop tard.

PS : ce blog devient un peu "3615 je raconte ma vie", ce que je déteste franchement à la vérité. Seulement j'ai 25 000 trucs à faire en ce moment, alors honnêtement, j'aimerais vraiment vous expliquer ce qu'est un automate à pile, et en quoi il est merveilleux qu'un automate à deux piles soit beaucoup plus puissant qu'un automate à une pile[1], mais si vous voulez vraiment le savoir, achetez Introduction à la calculabilité de Pierre Wolper chez Dunod, et lisez le chapitre 4 ; là, je n'ai pas le temps.

Notes

[1] Un automate à deux piles est aussi puissant qu'une machine de Turing ; un automate à une pile se contente de reconnaître les langages algébriques.