Mur blanc

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dimanche 15 octobre 2006

Lectures

  • Bruges-la-Morte de Rodenbach : pas transporté, mais j'ai trouvé ça pas mal. Il faut dire que je suis un peu rétif au style fantastico-symbolique. Intéressant malgré tout dans une perspective d'histoire de la littérature (premier roman illustré de photographies), et grande richesse des descriptions, qu'il s'agisse des décors ou des émotions.
  • Le testament phonographe (textes de chansons) et Vous savez qui je suis, maintenant ? (recueil thématique d'extraits d'entretiens, transcrits par Quentin Dupont) de Léo Ferré : deux indispensables qui faisaient défaut à ma bibliothèque. Achetés aujourd'hui, dans une belle édition (La Mémoire et la Mer) que je vais m'empresser de (re)lire.

C'est tout pour aujourd'hui.

jeudi 12 octobre 2006

Rapido

Petite évocation de mes découvertes récentes :

  • Little miss sunshine : un film qui réussit à faire rire au milieu des larmes, sorte de cri d'espoir chaotique que pousse une famille unie dans ses divisions.
  • Les monarchies divines (tome I) : premier livre d'une pentalogie qui promet d'être passionnante. On se croirait au temps des croisades et des grandes découvertes à la fois, avec ce qu'il faut de magie, de bravoure guerrière et d'intrigues politiques. Sans doute le début d'une grande saga.
  • La Nature (Emerson, in La confiance en soi et autres essais) : plein de bonnes idées mais je n'ai pas réussi à aller au bout. Cette omniprésence de Dieu m'exaspère. Un peu comme chez Condillac, pour les connaisseurs (même si les thèses sont très éloignées). Je vais quand même essayer l'essai suivant, histoire de lui laisser sa chance, à ce pauvre philosophe américain oublié de tous.
  • La mort dans la peau : un peu lassant après La mémoire dans la peau, mais intéressant. Maintenant il va me falloir lire le livre pour comparer.

vendredi 1 septembre 2006

Lectures estivales

Cet été, j'ai lu :

Un été polar, donc (cette remarque est inutile mais si je ne la mets pas, je suis sûr que quelqu'un la placera en commentaire en se sentant très perspicace, alors je lui évite ma répartie cinglante d'entrée de jeu). Pour varier, j'ai aussi lu le classique Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis. Un livre humoristique qui contracte l'apparition de l'humanité sur 3 générations, bien documenté (même si les connaissances ont évolué depuis 1980, ça reste assez solide), très drôle et surtout qui pose de vraies questions qui font réfléchir encore aujourd'hui (sur le progrès, la responsabilité des pionniers en science, les rapports sociaux, ...).

Je m'attaque à présent à la confiance en soi et autres essais d'Emerson. C'est de la philosophie optimiste, tendance transcendentaliste (retour à la Nature pour vivre heureux selon ses propres principes et rien d'autre, jusqu'à sentir le divin en nous - si j'ai bien compris la préface) ; ça a inspiré notamment Thoreau (auteur de la désobéissance civile, pas facile à lire mais intéressant). Comme ça n'a pas l'air trop mal écrit, ça peut être bien.

mercredi 2 août 2006

La ponctuation ou l'art d'accomoder les textes

Auteurs : Olivier Houdart et Sylvie Prioul

Un livre sur la ponctuation, érudit mais très accessible, agrémenté de multiples citations en guise d'exemples. Un régal qui se dévore comme un roman ; une invitation à découvrir le pouvoir insoupçonné du tiret, du point-virgule, ou l'histoire étonnante du percontativus (un point d'interrogation rhétorique tombé en désuétude avec l'arrivée de l'imprimerie).

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mardi 1 août 2006

Vacances

Je suis en vacances jusqu'au 12 août. D'ici là, les commentaires seront modérés a priori : ils seront enregistrés mais ne seront affichés qu'à mon retour.

Quelques suggestions de livres ou de disques viendront émailler mon absence au fil des jours, pour vous faire patienter.

Bon courage à ceux qui travaillent, bonnes vacances à ceux qui se reposent (tout en ayant Internet).

vendredi 28 juillet 2006

LQR, la propagande du quotidien

Par Éric Hazan chez Raisons d'agir
ISBN 2-912107-29-6

Quatrième de couverture :

De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les « 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre. Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ». Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

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