Mur blanc

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dimanche 13 mai 2007

Résistance des structures, récupération de chaleur et paraboloïde hyperbolique

Aujourd'hui, dans un parc de ma ville, des animations en plein air était organisées par des associations, sur le thème des arts. Notamment, sous des barnums, avait lieu un cours de modelage, auquel prenait part mon amoureuse. Si le terme barnum vous est inconnu, il s'agit de ces toits en toile montés sur quatre pieds, destinés à protéger du soleil et de la pluie.

Barnum

L'an dernier, il avait plu. Celle-ci, c'est le vent qui était au rendez-vous. Et je ne vous parle pas d'une petite brise. Plutôt du genre de vent à arracher les tentes mal fixées au sol. Et les pieds des barnums avaient beau être solidement fixés au sol, ils n'ont pas tardé à commencer à se soulever dangereusement.

Pied barnum

Ni une ni deux, le conseiller municipal, les policiers municipaux et moi-même (entre autres citoyens de bonne volonté) retenons de notre mieux les pieds des-dits abris pour les empêcher de s'envoler. Fatale erreur. Nous conseillons heureusement dans le même temps aux gens de s'éloigner.

Sachez que l'intérieur d'un barnum est constitué d'une armature de soutien, qui comporte notamment des jonctions de ce type :

Jonction barnum

En maintenant les pieds au sol, nous avons créé une contrainte sur la structure. Le vent appliquant une force constante (voire croissante), et les tensions n'ayant plus la possibilité de s'exercer par le bas (parce que, quand même, faut pas déconner, on a de la force), elles se sont reportées sur les jonctions en question. Vous avez deviné la suite : les jonctions cèdent et les barnums s'effondrent littéralement sur eux-mêmes. Heureusement qu'il ne restait personne en dessous (enfin presque - il y a des gens qui ne comprennent pas quand on leur dit de s'en aller...). Plus de peur que de mal, sauf pour le policier municipal qui s'est blessé à l'épaule. Rassuré de retrouver mon amoureuse saine et sauve, je compte les morts et participe au rapatriement.

Après ces péripéties, les membres de l'association ont eu la sage idée de se replier vers des locaux en dur. Où j'ai pu m'exercer au modelage. Je dois avouer que j'étais plus que réticent. Mais à force de me faire prier, j'ai fini par me laisser tenter[1]. Indécrottable matheux, je me suis fendu d'un paraboloïde hyperbolique ; et, franchement, c'est hyper-dur à modeler, même quand on connaît l'aspect des sections par les différents plans ainsi que les droites et les hyperboles génératrices[2]. Il n'est pas terminé, mais je mettrai une photo en ligne quand ce sera le cas, promis. En attendant, pour vous donner une idée, c'est censé ressembler à ça :

Paraboloide hyperbolique

Une selle de cheval en gros... Enfin, ne vous attendez pas à des miracles, c'est un peu comme quand un gamin dessine sa mère, le résultat n'a en général qu'un vague rapport avec l'original. C'est l'intention qui compte...

De retour chez moi, je passe dans le salon, devant cette ignominie qu'est la Freebox TV[3]. Ignominie ? Pourquoi donc ? Parce que cette saloperie, même en veille, dégage une chaleur folle, ce qui laisse rêveur quant à sa consommation (inutile) de courant électrique. D'ailleurs, je dis même en veille, mais c'est forcément en veille, puisqu'il n'est pas possible de l'éteindre : le boîtier est allumé ou en veille, rien d'autre[4].

Mais aujourd'hui, changement radical : quelqu'un a trouvé un moyen de rentabiliser cette énergie perdue. Dans un éclair de génie qui lui fait honneur, d'autant plus qu'il tranche avec l'ordinaire, mon chat a élu domicile sur la petite boîte, se faufilant pour cela à l'intérieur du meuble qui la contient. Pas de photo à vous montrer, mais dès qu'elle recommence, je saisis mon appareil pour immortaliser cet instant magique où la Nature tente, tant bien que mal, de compenser les outrages que l'Homme lui inflige.

Notes

[1] Ce qu'on ne ferait pas par amour, quand même...

[2] Si tu n'as pas compris cette phrase, saute-la allègrement, mais avec dignité quand même, et poursuis ta lecture.

[3] Une machine qui permet de regarder la télé avec tout plein de chaînes gratuites, merci qui ? merci Free (quand ça fonctionne, du moins)...

[4] Elle partage cette sympathique caractéristique avec la télé de mon oncle ; la solution serait de débrancher la prise quand on ne s'en sert pas, mais c'est pénible et ça entraîne la perte des réglages.

dimanche 31 décembre 2006

Parler de la mort

Parler de la mort avec sa grand-mère. Parler d'avenir, de science, d'informatique et de mathématiques. D'Einstein, de pi et de l'indécidabilité du problème de l'arrêt d'une machine de Turing. Tenter d'expliquer, sans succès. Se demander ce que deviendra le monde, l'humanité. Combien de temps elle échappera au cataclysme qui la détruira --- s'il se produit.

Parler de la mort, avec quelqu'un qui risque manifestement d'y être confronté avant moi. Mais n'en a pas la moindre envie non plus, contrairement à son défunt époux. Celui qui pensait que le temps est venu et que, passé un certain âge, il est bon de fermer la porte.

Parler de la mort. En avoir un peu moins peur.

lundi 20 novembre 2006

Le temps est une prison à roulettes

Parfaitement, le temps est une prison à roulettes. C'est Étienne Klein qui le dit. Et il a des arguments plutôt convaincants à l'appui de sa thèse.

Plus simplement, ça veut dire que le voyage dans le temps est impossible. Et vous n'allez pas me croire, mais vous en êtes la preuve vivante. Près de 4 000 fois par seconde.

Promis, je vous explique bientôt...

dimanche 23 juillet 2006

Boire chaud pour avoir frais

Erratum : il est probable que ce billet raconte des bêtises. Lisez attentivement les commentaires pour vous faire votre propre opinion.

En ces temps de forte chaleur estivale, une seule solution pour se rafraîchir vraiment : boire des boissons chaudes.

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vendredi 14 juillet 2006

Physique vaissellière

L'ennui avec les nappes, c'est que quand on tire dessus, les verres tombent. Une sombre histoire de frottements, de polygone de sustentation et de champ de gravitation.

Note : merci à Chloé pour le titre.