Mur blanc

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mercredi 14 mars 2007

Assumer la folie

Je n'éditerai pas de second recueil de poésie. Pas tout de suite, du moins. Je l'ai décidé après avoir écouté les réflexions de deux amies, qui suivent avec moi un cours intitulé Exploration d'une pratique artistique.

Je leur parlais de mon projet, de mes sentiments face à mes poèmes, de ma démarche, de mes doutes. Je parlais de cohérence, de rationalité, de rétrospective.

Elles n'ont fait qu'écouter. Et, avec une désarmante simplicité, m'ont demandé pourquoi je tenais tant à créer un cadre rassurant pour tenter de contenir une multitude de poèmes qui, manifestement, ne faisaient sens que dans leur éparpillement, leur diversité, leur désordre, leur folie même. Pourquoi vouloir créer ce lien artificiel entre eux, pourquoi vouloir les organiser à tout prix, alors que ma pensée est fondamentalement morcelées, chaotique, parcellaire ?

Je n'éditerai pas de second recueil de poésie. Pas tout de suite, du moins. Mais je vais faire un objet, une mise en page, en espace, je ne sais pas encore trop. J'ai des idées en vrac, qui me viennent comme je les aime. Je vais réaliser un objet poétique, qui laissera le lecteur libre de son chemin. Je vais donner à voir, à sentir et à toucher.

Je n'éditerai pas de second recueil de poésie ; mais j'en garde le titre. Je vais essayer de fabriquer un support pour mes quelques bribes de folie.

mardi 23 janvier 2007

Canevas

Cet ave moins que latin
Que tu laissas s'envoler
Mourût avec le matin
Qui nous vit nous recroiser.

Atteignant la perfection,
Tu libéras un sourire
Engourdi par l'inaction,
Qui n'osait pas s'épanouir.

Quand les routes se décroisent,
Il arrive qu'elles tissent
Une étoile que reboise
Un éternel armistice.

mercredi 4 octobre 2006

Poésie spontanée

On a dit parfois que le spam pouvait s'apparenter à de la poésie. J'en ai toujours douté. Mais hier, j'en ai reçu un en français qui m'a fait changer d'avis. Jugez vous-même.

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mercredi 27 septembre 2006

Revoir un bout de passé

En sortant du métro,
voir un bout de passé au bras d'un inconnu.
Reconnaître une épaule, un dos ou des cheveux.
Hésiter un instant, attendre le visage :
reconnaître le rire.
Ne pas regarder l'autre, ne pas être jaloux.
Puis ne plus hésiter, savoir déjà quoi faire ;
à force d'y avoir souvent songé, à force
de n'avoir déjà pas - et par au moins deux fois -
eu la force d'oser.

Regarder son passé,
le regarder partir, au bras d'un inconnu.
Suivre un bout de chemin, tout en lisant son livre,
un bout de son passé qui retourne chez lui.
Lire un livre en marchant, au cas où le passé
aurait l'idée peut-être de se retourner.

Mais le passé, hélas ? ne se retourne pas,
et l'on ne se retourne pas sur son passé.
Le coeur se calme alors que les chemins divergent.
Le coeur se calme alors, et le passé s'en va.
Sans un mot, un regard, sans même le savoir.
La promesse est tenue : le passé n'a pas su
que l'on était passé. La promesse est tenue ;
le coeur en sort scellé.

Mais le pays n'est plus, le héros est parti,
LA MER DANS SA FUREUR AVAIT TOUT ENGLOUTI

samedi 5 août 2006

Vide

Plus rien à partir de maintenant, jusqu'au 12 août. Désolé pour mes lecteurs qui comptaient sur un billet quotidien. Je n'ai pas eu le temps d'en préparer plus. L'absence d'hier ne vous a pas trop pesé, j'espère. Sinon, toutes mes excuses. Sachez que vous l'aurez, votre billet quotidien, mais en différé, à mon retour. Promis.

En attendant, vous pouvez aller (re)découvrir mes anciens sites : des poèmes et un blog silencieux. Ou consulter les liens de la rubrique Ailleurs ci-contre ; faites-moi confiance, ils valent plus que le détour.